L’immeuble à revenus demeure l’un des véhicules d’investissement les plus solides et les plus accessibles au Québec. Contrairement aux marchés boursiers, soumis à des fluctuations imprévisibles, l’immobilier locatif offre une combinaison rare : des revenus récurrents, une appréciation du capital à long terme et un actif tangible que vous pouvez voir, toucher et améliorer. En 2026, malgré un contexte de taux d’intérêt qui a forcé de nombreux investisseurs à revoir leurs calculs, les fondamentaux du marché locatif québécois restent solides. La demande de logements locatifs dépasse toujours l’offre dans la grande majorité des marchés urbains et semi-urbains de la province.
Chez Murray Immeuble, nous accompagnons des investisseurs à toutes les étapes de leur parcours, de l’acquisition du premier duplex jusqu’à la constitution d’un portefeuille multi-unités. Voici ce que vous devez absolument maîtriser avant d’investir dans un immeuble à revenus au Québec en 2026.

Comprendre les différents types d’immeubles à revenus
Avant d’investir, il est essentiel de comprendre les différentes catégories d’immeubles à revenus disponibles sur le marché québécois et ce que chacune implique en termes de gestion, de financement et de rendement.
Le duplex (2 logements) et le triplex (3 logements) sont les points d’entrée classiques pour les nouveaux investisseurs. Ils présentent l’avantage d’être finançables selon les règles hypothécaires résidentielles si le propriétaire occupe l’un des logements, ce qui facilite l’accès au crédit. Leur gestion est relativement simple, et ils permettent de se familiariser avec la réalité du propriétaire bailleur sans se retrouver submergé.
Le quadruplex (4 logements) marque la transition vers une gestion légèrement plus complexe, mais offre généralement un meilleur ratio revenus-dépenses. C’est souvent le format préféré des investisseurs en croissance qui cherchent à optimiser leur rendement sans avoir recours à une gestion professionnelle à temps plein.
Les petits immeubles de 5 à 12 logements entrent dans la catégorie commerciale aux yeux des institutions financières. Le financement change, les règles d’évaluation aussi. La valeur de ces immeubles est principalement déterminée par leur revenu net d’exploitation (RNE) plutôt que par les comparables de vente, ce qui ouvre la porte à des stratégies de création de valeur très intéressantes pour les investisseurs actifs.
Enfin, les grands immeubles de 12 logements et plus s’adressent à des investisseurs plus expérimentés ou à ceux qui travaillent en partenariat. Ils nécessitent souvent une gestion professionnelle déléguée, comme celle offerte par Frédéric Murray Management, mais ils offrent des économies d’échelle significatives et un pouvoir de négociation accru avec les fournisseurs et les entrepreneurs.
Les indicateurs financiers à maîtriser avant d’acheter
Trop d’investisseurs débutants achètent un immeuble en se basant uniquement sur le prix demandé et le montant des loyers actuels, sans analyser les indicateurs financiers qui révèlent la vraie performance de l’actif. En 2026, avec des taux hypothécaires encore élevés par rapport aux niveaux historiquement bas du début des années 2020, cette rigueur analytique est plus importante que jamais.
Le taux de capitalisation (cap rate) est l’indicateur de base. Il se calcule en divisant le revenu net d’exploitation annuel (revenus locatifs moins toutes les dépenses d’exploitation, avant service de la dette) par le prix d’achat. Un cap rate de 5 % signifie que l’immeuble génère 5 $ de revenu net par tranche de 100 $ investi. Plus le cap rate est élevé, meilleur est le rendement brut de l’actif. En 2026, selon les secteurs québécois, les cap rates varient généralement entre 4 % et 7 % pour les petits immeubles résidentiels.
Le cashflow mensuel est ce qui reste dans votre poche après avoir payé toutes les dépenses, y compris le service de la dette (paiements hypothécaires). Un cashflow positif signifie que l’immeuble se finance lui-même et génère un surplus. Un cashflow négatif — même léger — signifie que vous devez injecter de l’argent chaque mois, ce qui peut devenir problématique en cas de vacances locatives ou de réparations imprévues.
Le ratio de couverture du service de la dette (RCSD) est un indicateur que les banques examinent de très près. Il mesure la capacité des revenus locatifs à couvrir les paiements hypothécaires. La plupart des prêteurs exigent un RCSD minimum de 1,1 à 1,25, ce qui signifie que les revenus doivent dépasser les paiements hypothécaires d’au moins 10 % à 25 %.

L’analyse d’un immeuble à revenus : les pièges à éviter
L’achat d’un immeuble à revenus exige une vérification diligente rigoureuse. Plusieurs éléments peuvent transformer un investissement apparemment attrayant en gouffre financier si on ne les détecte pas à temps.
Le premier piège est de se fier aux loyers actuels sans vérifier leur conformité au marché. Au Québec, le Tribunal administratif du logement (TAL) encadre les augmentations de loyer pour les baux en cours. Si un immeuble est loué bien en dessous du marché depuis plusieurs années, le potentiel de hausse des revenus est réel mais limité par les règles en vigueur. Assurez-vous de comprendre exactement ce que vous achetez : des loyers actuels ou un potentiel futur?
Le deuxième piège est de négliger les dépenses réelles d’exploitation. Les vendeurs présentent souvent des états financiers qui minimisent certaines dépenses (entretien, gestion, assurances) ou qui n’incluent pas de provision pour remplacement (toiture, fenêtres, système de chauffage). Une règle empirique couramment utilisée est d’estimer les dépenses d’exploitation à environ 35 % à 45 % des revenus bruts pour les petits immeubles résidentiels québécois, selon leur âge et leur état.
Le troisième piège est de sous-estimer les coûts de travaux. Un immeuble qui nécessite des travaux importants peut représenter une excellente opportunité de valeur ajoutée — mais seulement si vous estimez ces travaux correctement avant l’achat. Faites réaliser des soumissions d’entrepreneurs avant de finaliser votre offre pour éviter les mauvaises surprises.
Le quatrième piège concerne la conformité des logements. Au Québec, la division d’un bâtiment en plusieurs logements sans les permis requis est un problème fréquent dans les propriétés plus anciennes. Des logements non conformes peuvent entraîner des amendes municipales et des complications importantes lors de la revente ou du refinancement.
Financement d’un immeuble à revenus en 2026 : les options disponibles
Le financement d’un immeuble à revenus diffère selon le nombre de logements et selon que vous occupez ou non l’une des unités.
Pour les immeubles de 1 à 4 logements occupés par le propriétaire, les règles hypothécaires résidentielles s’appliquent. Vous pouvez accéder à l’assurance prêt hypothécaire de la SCHL, ce qui permet une mise de fonds aussi basse que 5 % pour la partie que vous occupez. C’est l’un des avantages les plus importants de débuter avec un duplex ou un triplex — l’effet de levier est maximal.
Pour les immeubles de 5 logements et plus, ou pour les immeubles de moins de 5 logements que vous n’occupez pas, les règles commerciales s’appliquent. La mise de fonds minimale est généralement de 20 % à 25 %, et l’évaluation du financement est basée sur le revenu net d’exploitation de l’immeuble plutôt que sur vos revenus personnels seuls.
En 2026, avec la normalisation progressive des taux d’intérêt, plusieurs stratégies de financement méritent d’être explorées avec un courtier hypothécaire spécialisé en investissement immobilier : les termes hypothécaires courts (1 à 2 ans) si vous anticipez une baisse des taux, les prêts à taux variable avec plafond, et les structures de financement vendeur pour les acheteurs qui ont du mal à répondre aux critères bancaires traditionnels.
Gérer un immeuble à revenus : faire soi-même ou déléguer?
La question de la gestion est souvent sous-estimée par les nouveaux investisseurs. Gérer un immeuble locatif au Québec implique de sélectionner et de vérifier les locataires, de rédiger des baux conformes à la réglementation en vigueur, de gérer les demandes de réparation et d’entretien, de traiter les conflits avec les locataires le cas échéant, de se conformer aux obligations légales du propriétaire (chauffage, salubrité, sécurité), et de respecter les règles du Tribunal administratif du logement.
Pour les propriétaires d’un duplex ou d’un triplex qui habitent sur place, la gestion en direct est souvent la solution la plus économique et la plus pratique. Mais à mesure que votre portefeuille grandit, la gestion autonome peut devenir un second emploi à temps plein.
C’est là qu’un gestionnaire immobilier professionnel prend tout son sens. Frédéric Murray Management offre des services de gestion clé en main pour les propriétaires qui souhaitent bénéficier des revenus de leurs immeubles sans les contraintes opérationnelles du quotidien. Pour explorer les occasions d’acquisition actuellement disponibles sur le marché, l’équipe de Murray Immeubles et de Frédéric Murray Immeubles est à votre disposition.

Construire un portefeuille immobilier : la stratégie à long terme
L’investissement dans un immeuble à revenus n’est pas une fin en soi — c’est souvent le point de départ d’une stratégie de constitution de patrimoine à long terme. Les investisseurs les plus performants au Québec n’ont pas acheté dix immeubles en même temps. Ils ont commencé par un, l’ont bien géré, ont créé de l’équité, puis ont utilisé cette équité pour en acheter un deuxième, et ainsi de suite.
Cette stratégie, parfois appelée la méthode BRRRR (Buy, Renovate, Rent, Refinance, Repeat), consiste à acheter un immeuble sous-évalué, à le rénover pour augmenter sa valeur et ses loyers, puis à le refinancer pour récupérer une partie du capital investi et l’utiliser pour la prochaine acquisition. Bien exécutée, elle permet d’accélérer considérablement la croissance d’un portefeuille immobilier.
En 2026, les secteurs les plus prometteurs pour l’investissement locatif au Québec incluent les villes moyennes en croissance démographique, comme Sherbrooke, Drummondville, Trois-Rivières et Saint-Hyacinthe, où les prix d’achat restent plus accessibles qu’à Montréal tout en offrant des revenus locatifs en progression constante.
L’immobilier locatif au Québec en 2026 n’est pas un chemin sans obstacles. Mais pour l’investisseur bien préparé, bien entouré et discipliné dans son analyse financière, il reste l’une des voies les plus sûres vers la liberté financière à long terme.


![[IMAGE 1: Hero image — Successful investor reviewing portfolio documents with a "SOLD" sign visible, or professional meeting between seller and buyer shaking hands in front of an apartment building] Every investment eventually ends. Whether through sale, transfer, or estate settlement, your real estate holdings will someday change hands. Investors who plan their exits strategically capture significantly more value than those who sell reactively under pressure. Too many investors focus exclusively on acquisition and management while ignoring exit planning. This oversight leaves substantial money on the table. The decisions you make years before selling—and the timing you choose—dramatically impact your ultimate returns. Frédéric Murray approaches portfolio management with exit awareness from day one. Every Immeubles Murray acquisition includes consideration of eventual disposition. 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Transfer to Family Members accomplishes succession goals while potentially minimizing transfer taxes. Various structures—gifts, sales, trusts—offer different advantages depending on family circumstances and objectives. Portfolio Sales package multiple properties for sale to institutional buyers or larger investors. Portfolios sometimes command premiums for their scale, though they may also trade at discounts if buyers perceive assembled collections as less desirable than individually selected properties. Groupe Murray has executed various exit strategies across Immeubles Murray holdings over the years. Frédéric Murray selects approaches based on specific property characteristics, market conditions, and organizational objectives. [IMAGE 2: Strategic planning — investor analyzing market data and property valuations on computer screen, calendar showing planned timeline, or financial advisor discussing exit options with property owner] Timing Your Exit When you sell matters as much as how you sell. Multiple timing factors deserve consideration. Market Cycles significantly impact achievable prices. Selling during strong markets captures peak values. Selling during downturns may sacrifice years of appreciation. Patient investors who can choose their timing outperform those who cannot. Property Lifecycle positioning affects buyer perception. Properties with recently completed improvements, stabilized tenancy, and current systems command premiums. Those requiring imminent capital expenditure sell at discounts reflecting buyer assumptions about needed investment. Interest Rate Environment influences buyer capacity. Low rates expand buyer pools and support higher prices. Rising rates constrain financing and pressure values. Rate trends during your exit window affect achievable outcomes. Personal Circumstances sometimes override market considerations. Health changes, partnership situations, retirement timing, or estate planning needs may dictate timing regardless of market conditions. Recognizing these constraints early allows maximum optimization within them. Tax Year Timing can shift thousands of dollars between years. Closing in December versus January changes which tax year recognizes gains. Strategic timing coordinates sales with other income events to minimize overall tax burden. Frédéric Murray monitors these timing factors continuously for the Immeubles Murray portfolio. Groupe Murray positions properties for optimal exit windows while maintaining flexibility to act when conditions align. Preparing Properties for Sale Properties ready for sale achieve better outcomes than those requiring buyer imagination to see potential. Financial Documentation must be complete and credible. Buyers and their lenders scrutinize rent rolls, expense histories, and lease files. Missing or inconsistent records raise concerns that translate into lower offers or failed transactions. Physical Condition influences first impressions and inspection results. Addressing deferred maintenance before marketing prevents price negotiations based on buyer-discovered issues. Cosmetic improvements often generate returns exceeding their costs. Tenant Quality matters to buyers assuming existing leases. Strong tenants with good payment histories represent assets. Problem tenants represent liabilities buyers will discount. Addressing tenant issues before sale improves positioning. Lease Structure optimization ensures incoming owners inherit favorable terms. Leases expiring shortly after sale create uncertainty. Long-term leases with quality tenants at market rents provide security buyers value. Legal Clarity on titles, permits, zoning, and compliance removes transaction obstacles. Resolving ambiguities before marketing prevents delays and renegotiations during due diligence. Maximizing Sale Proceeds Several tactics help capture maximum value during the sale process. Professional Representation typically more than pays for itself. Experienced commercial brokers access buyer networks, manage competitive processes, and negotiate effectively. Their fees usually return multiples through higher prices and better terms. Competitive Bidding environments favor sellers. Marketing to multiple qualified buyers creates competition that drives prices upward. Single-buyer negotiations rarely achieve the same results. Flexible Terms can capture value beyond price. Seller financing, leaseback arrangements, or closing timing flexibility may enable buyers to pay more while meeting seller needs. Due Diligence Preparation accelerates transactions and reduces renegotiation. Having organized documentation, completed inspections, and addressed known issues prevents discoveries that derail pricing. Patience remains a seller's most powerful tool. Willingness to wait for the right buyer at the right price consistently produces better outcomes than accepting early offers from urgency. [IMAGE 3: Successful exit — happy investor receiving closing documents, sold property with new owners taking keys, or wealth accumulation graph showing returns realized through strategic sale] When Holding Beats Selling Sometimes the best exit strategy is not exiting. Recognizing when to hold matters as much as knowing when to sell. Cash Flow Properties generating strong, reliable income may serve you better retained than sold. Reinvesting sale proceeds at comparable returns proves challenging in many market environments. Appreciating Locations may reward patience with gains that justify holding through temporary considerations suggesting sale. Selling too early in an appreciation cycle sacrifices future gains. Tax Situations sometimes make holding more attractive than selling. Large embedded gains create significant tax events upon sale. Holding until death can eliminate capital gains through stepped-up basis for heirs. Refinancing Alternatives can provide liquidity without sale. Extracting equity through refinancing accesses capital while retaining ownership and future appreciation potential. 1031 Exchange Challenges have increased as suitable replacement properties become harder to find. Selling without a clear reinvestment plan may create tax burdens that holding would have avoided. Groupe Murray regularly evaluates hold-versus-sell decisions for Immeubles Murray properties. Frédéric Murray recognizes that the best exit strategy sometimes means no exit at all. Building Exit-Ready Portfolios The best time to plan your exit is before you acquire. Building portfolios with exits in mind positions you for optimal outcomes whenever that exit eventually occurs. Maintain organized records from day one. Documentation assembled over years proves far more credible than records hastily compiled for sale. Address issues as they arise rather than allowing accumulation. Deferred problems become exit obstacles. Build properties that appeal to multiple buyer types. Properties attractive only to narrow buyer segments face limited competition when marketed. Maintain flexibility in your own circumstances. Investors who must sell face worse outcomes than those who choose to sell. Plan Your Exit with Groupe Murray Strategic exit planning maximizes the value you ultimately extract from your real estate investments. The decisions you make years before selling compound into significant differences in final outcomes. Groupe Murray brings nearly two decades of transaction experience to exit planning discussions. The strategies that have optimized Immeubles Murray dispositions are available to investors seeking guidance on their own portfolio decisions. Contact Frédéric Murray and the Groupe Murray team to discuss your exit planning needs. Whether your timeline is years away or approaching soon, professional guidance helps you capture maximum value from your real estate investments.](https://murrayimmeuble.com/wp-content/uploads/2025/10/630-640-Richelieu-1.jpeg)
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